« Au nom de la démocratie, votez bien ! ». Retour sur le traitement médiatique des élections présidentielles de 2002 et 2017

Économiste, prof à l’université de Montpellier, co-animateur du site Acrimed, Mathias Reymond dégaine un arsenal critique pour désosser le traitement médiatique des élections présidentielles de 2002 et 2017. À le lire, ce sont les médias qui se réclamant du débat démocratique qu’elles piétinent cependant allègrement, ont orchestré la dramaturgie politique du second tour. Ce sont encore ces médias, qui en collaboration avec les communicants politiques, influent sur ce à quoi il faut penser, disposent du pouvoir de consécration ou de stigmatisation des candidats, pèsent sur des choix électoraux et écrasent des opinions dissidentes. Ce journalisme de prescriptions fait les élections. Pas à tous les coups, nuance Mathias Reymond qui ajoute : « les médias cherchent toujours à imposer un choix qui semble inéluctable. Le choix des maîtres. »

Mathias Reymond, « Au nom de la démocratie, votez bien ! ». Retour sur le traitement médiatique des élections présidentielles de 2002 et 2017, Acrimed-Agone, Paris, 2019.

Dans nos émissions

  • « AU NOM DE LA DÉMOCRATIE, VOTEZ BIEN ! » Un entretien de Daniel MERMET avec Mathias REYMOND

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  • Le prochain café repaire de Liffré portera sur le thème des Ehpads. Témoignage des personnels, différences entre l’associatif, le public et le privé, et alternatives en France ou à l’International ! Nous vous attendons mercredi 22 octobre dès 18h30 à l’Entre-Temps, 12 avenue François Mitterrand, 35340 (...)

  • Pour notre réunion de ce lundi 28, le repaire de Bennecourt vous propose de visionner le film "J’veux du soleil !"de François Ruffin, la projection débuterait vers 19h (pétant...) pour se finir vers 20h20. Suivra le repas qui sera aussi l’occasion de se retrouver et débattre autour de la séquence (...)

Une sélection :

PERQUISITION, ASSIGNATION, ATTENTION DÉRIVE SÉCURITAIRE AbonnésÉcouter

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3 021 perquisitions en deux mois. Résultat ? Nul. À peine quatre procédures antiterroristes au total. Même les policiers dénoncent l’inefficacité et les dérives de l’état d’urgence. De même les assignations à résidence, 385 en deux mois. Quel résultat ? Suspicion, discrimination, islamophobie, les témoignages foisonnent. Une répression inefficace qui risque au contraire de radicaliser. Et qui sont ces perquisitionnés et ces assignés ?

ATTENTION DÉRIVE SÉCURITAIRE, un reportage radio d’Anaëlle Verzaux [45:55]

Aude Lancelin reçoit Juan Branco Macron ou la tentation autoritaire AbonnésVoir

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Juan Branco est l’avocat français de Julian Assange, le fondateur de Wikileaks. Régulièrement, ils se rencontrent à Londres, dans l’ambassade d’Équateur, où Assange vit toujours reclus. Juan Branco porte un regard informé sur les périls que font peser sur nos libertés la raison d’État, autant que les nouvelles oligarchies intimement liées au pouvoir politique.

Saluons le courage de nos policiers qui se battent héroïquement ! FARIDA, INFIRMIÈRE CRIMINELLE, 1m55… Accès libreVoir

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Soignants, blouses blanches, bravo à nos héros ! Ça, c’était hier. Aujourd’hui, voilà une infirmière par terre, blessée, menottée, en garde à vue. On salue le courage de la police de Macron contre une femme d’1m55, jetée à terre, asthmatique et qui réclame sa Ventoline. Farida a reconnu avoir jeté deux cailloux sur les flics.

La République En Marche renonce à supprimer l’expression « Sécurité Sociale » dans la Constitution Ambroise Croizat nous avait prévenus : « le patronat ne désarme jamais » Accès libreÉcouter

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En février 2011, notre reportage sur Ambroise Croizat fut une redécouverte, et pour beaucoup une découverte, du père de la Sécurité Sociale. Chacun connaît une rue qui porte ce nom, un collège, une bibliothèque, mais qui était Ambroise Croizat ? C’est à lui, ministre communiste à la Libération, que l’on doit la Sécurité Sociale et les retraites.