Les enfants fichus

A pour Amy tombée au bas des escaliers ; B pour Basil surpris par des ours affamés ; C pour Clara lassée, décharnée et malade ; F pour Fanny vidée d’un baiser de sangsue ; Z pour Zillah petite ayant bu trop de gin… Cet abécédaire de morts d’enfants, dessiné à la plume en noir et blanc est écrit et illustré avec minutie, par un dessinateur fantastique, extravagant, excentrique, tragique, prolixe, aimant le ballet de Balanchine, Buffy contre les vampires, le Dit du Genji Raymond Queneau et Astérix. Edward Gorey, mort sur son sofa le 13 avril 2000, est peut-être l’un des dessinateurs le plus original du siècle dernier que cette réédition permet de découvrir en France. Les enfants fichus, The Gashlycrumb Tinies, un de ses premiers livres, est l’objet d’un véritable culte et bon nombre d’artistes s’en sont inspirés. Ainsi Tim Burton en publiant La triste fin du petit enfant huitre et autres histoires. Si Edward Gorey reconnaissait avoir tué beaucoup d’enfants dans ses livres, pour autant, il ne se considérait pas comme un auteur macabre. « Pourquoi détestez-vous les enfants » lui demandait-on ? A quoi il répondait, avec cette façon elliptique et absurde qui le caractérise « Vous vous trompez. D’ailleurs : je ne connais pas d’enfant ».

Edward Gorey, Les enfants fichus, Le tripode, Paris, 2014, première édition : 1963.

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Une sélection :

TEXTES À L’APPUI. Noam CHOMSKY et Jacques BOUVERESSE. Dialogue au Collège de France avec Daniel MERMET NOAM CHOMSKY, dialogue avec Jacques BOUVERESSE Accès libreLire

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Le 31 mai 2010, à l’occasion du colloque « Rationalité, vérité et démocratie : Bertrand Russell, George Orwell, Noam Chomsky » organisé par Jacques Bouveresse au Collège de France, Daniel Mermet s’entretenait avec Jacques Bouveresse et Noam Chomsky sur le thème « Science et Politique ».

En voici la transcription.

Palestine, une douleur fantôme. Reportage Daniel Mermet, Giv Anquetil, 1998 La Nakba, une tache en forme de clé Accès libreÉcouter

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Champagne et bain de sang. Les amateurs de contraste sont servis. Tous les écrans du monde sont divisés en deux parties égales. Moitié fête à Jérusalem, moitié massacre à Gaza. Voilà qui satisfait la neutralité médiatique. Deux camps opposés, face à face, deux camps de force égale. Comme si l’une des premières puissances militaires mondiales alliée au pays le plus puissant au monde était sur le même plan qu’un peuple à l’agonie, écrasé, épuisé par des années de blocus, qui résiste avec des lance-pierres, des pneus enflammés, des cerfs-volants, des tenailles pour couper les barbelés et quelques cocktails Molotov contre une armée, des blindés, des drones, des technologies de pointe et des centaines de tireurs d’élite.

Un entretien de Jonathan Duong avec Akram Belkaïd, du Monde diplomatique La jeunesse palestinienne réinvente la lutte Accès libreÉcouter

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Depuis la décision unilatérale de Donald J. Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël, le gouvernement ultra-droitier de Benyamin Netanyahou se sent pousser des ailes : un nouveau programme de colonies en Cisjordanie a été approuvée en janvier dernier, de quoi susciter la colère des Palestiniens, déjà ravivée en décembre 2017 par l’annonce du président des États-Unis de transférer l’ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem.

Vaccins : contre les brevets, pour un « pôle public du médicament » Désarmer les labos AbonnésÉcouter

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Pénurie de masques, pénurie de gel hydroalcoolique, pénurie de tests, et (enfin ?) pénurie de vaccins ! La pandémie a montré de manière spectaculaire ce qu’on savait déjà depuis quelque temps : une partie de la planète – y compris la France – n’a pas accès en quantité suffisante aux remèdes existants (vaccins ou médicaments) dont sa population aurait besoin.