Crasse-Tignasse

Dans la préface à ce petit livre paru en 1846, Cavanna qui, en a fait la traduction, « avec quelques libertés », écrit : « la cruauté parfois brutale des histoires, leur moralisme simplet surprendront les parents d’aujourd’hui. J’ajouterai ceci : les enfants en raffolent, et plus c’est cruel, plus ils en redemandent. Tirez-en la conclusion qui vous plaira ». Il s’agit de petits textes en vers racontant dix historiettes, dont celle de Crasse-Tignasse, du méchant Frédéric, du garçon tout noir, du suceur de pouce, de Philippe-qui-gigote, de Jean-regarde-en-l’air, de Robert qui vole. Ces « histoires cocasses et drôles d’images » connurent un immense succès en Allemagne (une centaine d’éditons et de multiples traductions dans le monde). C’est manifestement avec gourmandise que Cavanna s’en était emparé.

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Hommage à François Hadji-Lazaro qui a dévissé son billard en 2023 Quand Hadji-Lazaro « détextait » Topor AbonnésÉcouter

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Le garçon boucher de la rue des Martyrs nous a fait faux bond, mais on l’a retrouvé en train de chanter Roland Topor. Voilà de quoi remonter la pente jusqu’à plus soif, suffit de remettre au début quand c’est la fin. Un bon voyage et un grand merci François Hadji-Lazaro, tu peux nous croire, on t’oubliera pas de sitôt.

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Ni Poutine, ni OTAN : pourquoi la gauche est inaudible sur la guerre en Ukraine AbonnésÉcouter

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Peut-on mettre en question l’engagement de la France contre la Russie sans être accusé de faire « le jeu de Poutine » ? Il semblerait que ce soit compliqué tant, depuis neuf mois, tout ce qui ne consiste pas à condamner Poutine ou la Russie semble suspect. Par exemple, pour le chroniqueur d’Europe 1 Philippe Val, ce sont les grèves des salariés français pour l’amélioration de leur pouvoir d’achat, soutenus par la CGT, qui font « le jeu de Poutine » : « si la situation de la France est la conséquence des sanctions et des rudes sacrifices que nous consentons pour défendre la liberté en Europe, choisir ce moment pour paralyser l’économie du pays en appelant à la grève générale, n’est-ce pas se déclarer allié objectif de Poutine ? Le combat syndical ne doit-il pas s’arrêter où commence l’intelligence avec l’ennemi ? »