Unlucky young men

Deux volumes, deux maîtres du manga qui ont conjugué leur talent pour dessiner et écrire cette saga japonaise, aux frontières du polar et de la chronique sociale. Dessins précis, mise en scène impeccable, lecture encouragée par une belle maquette qui joue avec le noir et blanc, Unluncky young men raconte le Tokyo des années 60 secoué par le terrorisme et les révoltes étudiantes qui tournent à l’émeute. Cette fiction-réalité très documentée mélange de véritable figures historiques (les écrivains Kenzaburo Oe et Yukio Mishima et le tueur en série Norio Nagayama) à un scénario où les deux héros fomentent l’attaque d’un fourgon transportant 300 millions de yens. Leur but : financer la production d’un film construit à partir du scénario de l’un d’eux et qui dresse la chronique d’une génération japonaise désabusée et prête à tout pour réaliser ses rêves. Effet de miroir, mise en abyme de cette bande dessinée dont on ne vous racontera pas la fin de l’histoire. Découvrez là !

Eiji Otsuka, Kamui Fujiwara, Unlucky young men, 2 volumes, Latitudes-Ki-oon, Paris, 2016.

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Une série d’histoires dans les luttes pour l’émancipation, racontées par Olivier Besancenot La sécurité sociale ou le communisme « déjà là » AbonnésVoir

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Et si le mode d’emploi pour l’émancipation était là, sous nos yeux, sans qu’on s’en aperçoive ? Comme dans La lettre volée, où Edgar Poe imaginait que le précieux document dérobé était introuvable justement parce qu’il n’était pas dissimulé mais placé en évidence, aux yeux de tous. Bernard Friot appelle cette lettre volée un « déjà-là » communiste : des conquêtes sociales qui ont permis à certains pans de la société de fonctionner, au sein de la société capitaliste, selon des principes socialisants. Exemple ? La Sécurité sociale. Olivier Besancenot vous rappelle en quoi la Sécurité sociale est plus qu’une assurance d’intérêt général : une institution révolutionnaire.

En hommage à Michel Étiévent, un reportage de François Ruffin sur Ambroise Croizat. Radio. PODCAST AMBROISE CROIZAT ET MICHEL ÉTIÉVENT Accès libreÉcouter

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Vous connaissez mieux le premier nom que le second. Pourtant, c’est lui, Michel Étiévent, qui a contribué à faire connaître Ambroise Croizat, le père de la sécurité sociale. C’était il y a dix ans, un reportage d’un certain Francois Ruffin faisait découvrir Croizat aux auditeurs de Là-bas. Oui, découvrir. Le nom d’Ambroise Croizat ne figurait ni dans les dictionnaires, ni dans la plupart des mémoires. Il faut dire qu’il avait le tort d’être communiste, et d’avoir mis en place le régime de la Sécu et une série de protections sociales quand il était ministre du Travail entre 1945 et 1947. Une brèche inadmissible que certains s’efforcent de colmater depuis avec un certain entêtement.

Une pieuvre dans la baignoire ! Reportage de Sophie Simonot (février 1995). PODCAST Peur bleue ou mort de peur ? Et vous ? Accès libreÉcouter

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Le tonnerre dans la nuit, le trou d’air dans l’avion, la pieuvre dans la baignoire, C’est fou la peur, c’est flou. C’est parce que c’est flou que ça fait peur, c’est tapi, c’est caché en nous, c’est l’inhumain dans l’homme. Il y en a de belles des peurs...Aujourd’hui la peur, les jetons, les moules, la trouille, les avoir à zéro...