Siné, 60 de dessins

Pour reprendre la devise du dessinateur mort en mai 2016, voici 190 pages de dessins qui « chient dans la colle et les bégonias ». Provocations, sacrilèges, obscénités envers les religieux, les politiciens et les militaires. Apologies et amours sans réserve, des chats, du jazz, de l’ivresse, des filles de mauvaises vie et du cul joyeux. Siné n’a jamais aimé les embrigadements. Il suffit pour s’en assurer, de feuilleter ce recueil qui réunit une oeuvre énorme. Par son trait dépouillé qui envoie des messages comme un direct du droit, il s’adonne à son plaisir favori : le jeu de massacre.

Siné, Siné, 60 de dessins, préfacé par Guy Bedos, Hoëbeke, Paris, 2009.

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Leon Redbone a poussé l’élégance jusqu’à permettre au journaliste du service « nécrologie » de profiter de son week-end. « Please don’t talk about me when I’m gone », avait-il chanté. Crooner anachronique, dandy énigmatique, un look à la Zappa et la moustache de Groucho (qui lui-même affirmait avoir emprunté sa moustache à sa femme de chambre). Impeccable prince sans rire, vendredi, Leon Redbone a fait cet élégant petit salut de la main en effleurant le bord de son panama. Le dernier. N’en parlons plus, donc. Mais écoutons. Leon laisse un merveilleux chef-d’œuvre de musique populaire, originale, belle et drôle. Qui peut résister à son Diddy Wa Diddie, son Shine on harvest moon ou son Champagne Charlie ? Chapeau !