Mai 68, l’héritage impossible

« Mai 68 n’appartient à personne » affirme Jean-Pierre Le Goff, dans sa postface spécialement écrite pour la réédition de son ouvrage sorti en 2002. Fermez le ban ! Adorateurs de dogme et autres certitudes, passez votre chemin. Le livre de ce philosophe et sociologue ne sera d’aucun réconfort puisqu’il ne professe aucune certitude. Celui qui a vécu les évènements de l’intérieur, du côté des Mao, prévient simplement, comme s’il donnait sa feuille de route : « Pour comprendre les effets souterrains considérables de Mai 68 dans la France contemporaine, il faut revenir sur son utopie première et sur ses échecs, sur ces années où la passion s’est investie massivement dans un gauchisme aux mille facettes ». Dans sa préface François Gèze enfonce le clou en affirmant : « je souhaite que ce livre soit utile à tous ceux qui ne s’accommodent pas de notre air du temps désenchanté et explorent les voies difficiles de son dépassement ».

Jean-Pierre Le Goff, Mai 68, l’héritage impossible, La Découverte, Paris, 2007.

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« Mépris et trahison ». Voila ce que balance le collectif Inter-hôpitaux à l’heure du déconfinement. Voilà des mois que ces soignants sont à fond dans une lutte qui dure depuis des années pour sauver l’hôpital public des griffes de la logique marchande. Nous les avons rencontrés à l’heure du déconfinement.

Profitant de l’émotion générale pour amadouer un pays qui le rejette, Macron et ses communicants ont poussé encore un peu plus loin le bouchon du cynisme. Avant d’évoquer « les jours heureux », ce destructeur obstiné du modèle social français s’est transformé en brave militant d’Attac pour faire l’éloge de l’État-providence : « ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. »