Les luttes et les rêves, une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours

L’histoire de France ne se limite ni à « nos ancêtres les Gaulois » et ni à l’hexagone. Elle n’est pas non plus écrite que par ceux d’en haut, ceux qui gouvernent, qui décident, gagnent et remplissent les livres de leurs exploits de vainqueurs. Michelle Zancarini-Fournel, professeur émérite à l’université Lyon I, spécialiste d’histoire contemporaine le sait, qui a consacré sa vie de chercheuse aux résistances populaires. Cette histoire France qu’elle vient d’écrire est celle des classes populaires et des opprimés de tous ordres, celle « de leurs accommodements, de leurs résistances à l’ordre établi et aux pouvoirs dominants, leurs luttes et leurs rêves ». Elle raconte aussi les colonisés et les migrants accueillis à « bras fermés. Le champ est large pour Michelle Zancarini-Fournel qui commence son livre en 1685, année de l’adoption du Code Noir qui régit l’esclavage et de celle de la révocation de l’édit de Nantes. Une date comme point de départ à cette somme de lutte et de rêves, afin de décentrer le regard, c’est-à-dire choisir de s’intéresser aux hommes et femmes « sans nom », aux minorités et aux subalternes.

Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves, une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours, Zone, Paris, 2016.

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À La Courneuve, les « gilets rouges » de la CGT réinventent un service public au service du public AbonnésÉcouter

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Pourquoi privatiser les aéroports de Paris ? Pourquoi offrir une telle machine à cash aux actionnaires ? Pourquoi vendre un « bijou de famille » construit avec les impôts des Français ? Les enquêtes d’opinion indiquent que 2/3 des Français sont opposés à cette privatisation. Ils n’ont pas oublié l’énorme arnaque de la privatisation des autoroutes et ils savent bien dans leur vie, autour d’eux, les dégâts entrainés par les privatisations depuis des années.