L’écran rouge. Syndicalisme et cinéma de Gabin à Belmondo

Le ciel est à vous, La bataille du rail, Antoine et Antoinette, La Marseillaise, un cinéma qui se voulait « pour le peuple et par le le peuple ». Cet ouvrage veut raviver une histoire oubliée du cinéma français qui fut l’objet de nombreux combats, des années trente à la fin des années cinquante. En quatre chapitres - Un long Front populaire, La guerre et ses galeries, De beaux lendemains, la Défense du cinéma français-, les auteurs revisitent les fondations sociales et politiques du cinéma français à laquelle les syndicats et militants ont largement contribué. Il y a les temps forts : l’occupation des studios en 1936, la renaissance du festival de Cannes, la mobilisation populaire pour les ciné-clubs, les comités de défense, l’action auprès des parlementaires, la création d’aides publiques, les conventions collectives. Il y a aussi le portrait et l’action de militants célèbres ou oubliés : le cinéaste Robert Jarville, la monteuse Marguerite Houllé, l’engagement fructueux de Gérard Philippe mal connu dans ses habits de syndicaliste, celui de ces femmes qui contribuèrent à la naissance de la cinémathèque française. Si vous aimez le « cinéma de Gabin à Belmondo », vous aimerez cette histoire populaire, sociale et politique où comme l’écrit Tanguy Perron : « le mouvement ouvrier n’a pas à rougir de sa participation à la vie du cinéma ». Il fallait bien qu’un livre s’en fasse l’écho.

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08 mars : Journée internationale des droits des femmes Thérèse Clerc, les derniers jours Accès libreÉcouter

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Féministe poing levé, à 88 ans, Thérèse Clerc est partie paisiblement au bout d’un beau parcours d’engagement, d’insoumission et de gaieté subversive. Quelques jours avant sa mort survenue le mardi 16 février 2016, Anaëlle Verzaux l’avait revue chez elle à Montreuil avec quelques amis. Voici en hommage cet ultime entretien, une superbe incitation à la lutte, c’est-à-dire à la vie.

DÉSENTUBAGE. Un démontage d’une émission de Tébéo-TébéSud Heureusement que tous les journalistes ne font pas comme Inès Léraud ! AbonnésVoir

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Depuis des années, Inès Léraud enquête sur les horreurs de l’agroalimentaire en Bretagne. Pas facile. Ce beau monde est très malin pour s’entourer de silences et de connivences. Il faut de l’entêtement et du temps. Pour être têtue, elle est têtue, Inès. On la connaît, c’est une ancienne modeste et géniale de Là-bas. Et pour avoir le temps, elle s’est installée pendant quatre ans dans un village au cœur de la Bretagne.

Rencontre avec l’archéologue britannique David Wengrow, qui publie une « nouvelle histoire de l’humanité » avec David Graeber Et si l’histoire de l’humanité n’était pas celle que vous croyiez ? AbonnésÉcouter

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Et si l’histoire de l’humanité n’était pas celle que vous croyiez ? C’est la promesse ambitieuse du dernier livre de David Graeber, Au commencement était… Une nouvelle histoire de l’humanité. Anthropologue et anarchiste britannique, David Graeber est connu aux États-Unis pour son engagement dans le mouvement Occupy Wall Street. En France, on se souvient de lui pour ses travaux sur l’histoire de la dette (Dette : 5 000 ans d’histoire), sur la bureaucratie (Bureaucratie, l’utopie des règles) et sur les boulots à la con (« bullshits jobs »). Avant de mourir d’une maladie en 2020, David Graeber avait eu le temps de terminer cette nouvelle histoire de l’humanité avec l’archéologue David Wengrow.