Jeanne et Lucien dans le tourbillon de Mai 68

Que s’est-il passé précisément à l’usine Peugeot de Sochaux le 11 juin 68 ? Quels souvenirs les ouvriers en ont-ils gardés ? « Pour nous, 26 200 personnes à l’époque, c’est resté une tragédie, avec une haine chevillée en nous pour ces répressions policières, une cicatrice dans l’histoire de l’usine. Il fallait que la chienlit s’en aille, un prolo c’est fait pour bosser, pas pour faire grève ! Alors ils ont nettoyé : 2 morts, 152 blessés » écrit Christian Courouge, ouvrier et militant syndicaliste à Sochaux de 1978 à 2011, dans sa préface au récit écrit par son pote Bruno Lemerle, également ouvrier de Peugeot Sochaux. Cinquante ans plus tard, leur mémoire est intacte, leur envie de raconter aussi, renforcée par l’ouverture d’une partie des archives. À travers les yeux de Jeanne et Lucien, deux personnages inventés pour l’occasion, c’est donc une histoire mal connue qu’on nous raconte. Marcellin, la famille Peugeot, le préfet, les charges des CRS, la violence. Mais aussi la joie partagée, la complicité, le bonheur. Ce livre clame haut et fort la nécessité de lutter, de faire changer les choses. « Parce que si on ne se bagarre pas, on ne vit pas ».

Bruno Lemerle, Jeanne et Lucien dans le tourbillon de Mai 68, préface de Christian Corouge, les Mutins de Pangée, Paris, 2018.

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  • Un film du groupe Medvedkine de Sochaux

    Sochaux, 11 juin 1968 Abonnés

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    En ce 11 juin 1968, l’usine Peugeot de Sochaux est toujours occupée. Les ouvriers de l’industrie de l’automobile ne sont pas vraiment convaincus d’avoir obtenu toutes les satisfactions espérées mais les patrons et le gouvernement veulent (...)

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Assange : victoire, mais… AbonnésLire

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Immense soulagement pour Julian Assange. Joie et larmes pour toutes celles et ceux qui le soutiennent fidèlement à travers le monde. La justice britannique vient de refuser d’extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis où il risque un emprisonnement jusqu’à la fin de ses jours. La juge Vanessa Baraitser a rejeté la demande américaine d’extradition.

Mais cette victoire a des limites.

D’abord, il faut rappeler que Julian Assange (49 ans) a été incarcéré en avril 2019 à Londres, après avoir été sept ans enfermé entre quatre murs dans l’ambassade de l’Équateur à Londres, qui lui avait accordé l’asile avec interdiction d’en sortir, sous peine d’extradition vers les États-Unis, où il a été condamné à une peine de 175 ans. Son crime ? Avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques des États-Unis en Irak et en Afghanistan. Dans les documents publiés via WikiLeaks figurait une vidéo montrant des civils tués par des hélicoptères américains en Irak en juillet 2007, avec deux journalistes de l’agence Reuters parmi les victimes.

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C’est vrai, bientôt nous n’aurons plus d’abeilles, c’est vrai nos cheminots sont mal partis, c’est vrai la France rejette les réfugiés, c’est vrai les jeunes ne veulent plus faire enseignant, c’est vrai que nous avons Macron, et que nous avons Colomb, c’est vrai qu’un tas de mômes n’iront pas en vacances, c’est vrai que les gavés se gavent encore et encore et que nous ne les avons toujours pas pendus, c’est vrai tout ça, on peut continuer comme ça, mais c’est nous qui avons les plus belles chansons. Oui, nous.

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