Éloge des mauvaises herbes . Ce que nous devons à la ZAD

Soit dix-sept intellectuels, artistes, écrivains, poètes* qui dissertent sur « ce que nous devons à la ZAD », cette zone à défendre qui est bien plus qu’un bout de bocage. Leurs textes ainsi rassemblés racontent que, dans notre monde normé, catalogué, mesuré, peut s’y inventer de nouvelles formes de vie et de liberté. Sur la ZAD, on existe en commun, on cohabite avec la nature, on rêve, on sort de l’emprise du marché. On lutte, on invente, on redonne du sens au travail et à l’agriculture, on prépare les alternatives en occupant les terres. « C’est notre réalité de demain qui prend forme sous nos yeux. C’est une percée de mauvaises herbes ». Une percée de la vie.

* David Graeber, Jade Lindgaard, Virginie Despentes, John Jordan, Vandana Shiva, Olivier Abel, Geneviève Pruvost, Bruno Latour, Christophe Bonneuil, Nathalie Quintane, Starhawk, Kristin Ross, Pablo Servigne, Wilfried Lupano, Amandine Gay, Patrick Bouchain, Alain Damasio.

Collectif, Éloge des mauvaises herbes . Ce que nous devons à la ZAD, coordonné par Jade Lindgaard, Les Liens qui Libèrent, Paris, 2018.

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Une sélection :

« Les idées qui traînent dans l’air » Naomi Klein : le coronavirus du capitalisme Accès libreVoir

Le

La crise est-elle une opportunité pour le capitalisme ? Va-t-il appliquer sa stratégie du choc pour nous faire avaler des choses qui nous semblaient impossibles il y a un mois ? Tout dépend des idées qui traînent dans le fond de l’air et de celles qui s’imposeront. Et justement, il y a, dans l’air, des idées qui pourraient nous être favorables.

Avec Martine Bulard du Monde diplomatique Retraites : pourquoi la bataille n’est pas finie AbonnésÉcouter

Le

« Nous avons obtenu le retrait de l’âge pivot, une victoire pour la CFDT ! » Voilà comment Laurent Berger, le patron de la CFDT, a salué la prétendue suspension de « l’âge pivot ». Une entourloupe du premier ministre pour gagner du temps et convaincre la CFDT de cesser le mouvement. Deux autres syndicats, l’UNSA et la CFTC, ont également salué les déclarations d’Édouard Philippe. Et cette semaine, le trafic reprend progressivement à la RATP et à la SNCF. Alors finie, cette grève ? Entérinée, cette réforme ? Pas tout à fait, après un mois et demi de grève, d’autres journées de mobilisation et de grève sont annoncées par les syndicats toujours opposés à la réforme. Et surtout, système à points, « âge d’équilibre » : les principales raisons de la colère des Français sont toujours là, dans le projet de loi du gouvernement.