Lire délivre

Les bouquins de LÀ-BAS

La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

Vos avis et conseils sont bienvenus !

La sélection

Humour et fiction

  • Maus, un survivant raconte (deux tomes 1986-1991, coffret de l’intégrale)

    Art Spiegelman (Flammarion, 2012)

    Deux solutions : soit vous avez lu cette BD génialissime, alors relisez-la ! Soit vous ne l’avez pas encore lue, alors précipitez-vous dans la première librairie et achetez-la ! Maus raconte la vie de Vladek Spiegelman, rescapé des camps nazis, et de son fils, Art, auteur de bande dessinée qui dessine la vie de ce survivant de la Shoah. Maus est l’histoire d’une souris, le juif, qui tente d’échapper à l’obsession du chat, le nazi, qui espère l’attraper pour l’anéantir dans les chambres à gaz. A cette première traque se mêle une seconde, celle d’un père par son fils pour lui arracher les souvenirs de sa vie de juifs entre 1940 et 1945. Souvenirs et transmission. Ainsi va Maus dont les dessins en noir et blanc vous conduisent des années 30 aux années 70, des portes d’Auschwitz aux trottoirs de New York. « Grâce à l’art de Spiegelman, Le destin de Maus, ne cessera de vous hanter » écrit
  • Le cri du Peuple

    Jacques Tardi, Jean Vautrin (Casterman, 2011)

    Les livres sur la Commune ne manquent pas. Celui-ci est unique. En quatre volumes, les dessins en noir et blanc de Jacques Tardi et le texte de Jean Vautrin adapté de son roman éponyme, vous emmèneront dans les rues de Paris secoué par les évènements de 1871, porteurs d’utopie et d’espoir qu’une « Semaine sanglante » finit par anéantir. On suit des personnages fictifs comme le Capitaine Tarpagnan, Grondin, un ancien bagnard, Hippolyte Barthélémy, un policier carriériste. On croise le peuple de Paris, sa gouaille et ses chansons, des personnages réels, Courbet, Clémenceau, Louise Michel et Jules Vallès. On assiste à la destruction de la colonne Vendôme et à celle de L’Hôtel de ville. On y rêve de justice sociale, de fraternité et de liberté à en mourir. Avec ces livres illustrés, revient le Temps des cerises.

Jeunesse

  • Les enfants fichus

    Edward Gorey (Le tripode, 2014)

    A pour Amy tombée au bas des escaliers ; B pour Basil surpris par des ours affamés ; C pour Clara lassée, décharnée et malade ; F pour Fanny vidée d’un baiser de sangsue ; Z pour Zillah petite ayant bu trop de gin… Cet abécédaire de morts d’enfants, dessiné à la plume en noir et blanc est écrit et illustré avec minutie, par un dessinateur fantastique, extravagant, excentrique, tragique, prolixe, aimant le ballet de Balanchine, Buffy contre les vampires, le Dit du Genji Raymond Queneau et Astérix. Edward Gorey, mort sur son sofa le 13 avril 2000, est peut-être l’un des dessinateurs le plus original du siècle dernier que cette réédition permet de découvrir en France. Les enfants fichus, The Gashlycrumb Tinies, un de ses premiers livres, est l’objet d’un véritable culte et… Lire la suite

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Une sélection :

Un album en images de la montée au mur des Fédérés Depuis 150 ans, comment a-t-on commémoré la Commune ? Accès libreVoir

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Chaque année, au temps des cerises, nous célébrons la Commune de Paris. Chaque époque a sa manière de commémorer : 1936, 1945, 1971, 2021… Des images qui en disent plus sur le présent que sur la Commune elle-même ! Des trotskystes aux libertaires, du communiste Maurice Thorez au socialiste Pierre Mauroy, des survivants des camps nazis aux francs-maçons, de l’Union des femmes françaises à Force ouvrière, voici quelques images au fil du temps pour dire : la Commune n’est pas morte !

Leon Redbone est mort « à 127 ans » Ne parlez pas de moi quand je serai parti Accès libreVoir

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Leon Redbone a poussé l’élégance jusqu’à permettre au journaliste du service « nécrologie » de profiter de son week-end. « Please don’t talk about me when I’m gone », avait-il chanté. Crooner anachronique, dandy énigmatique, un look à la Zappa et la moustache de Groucho (qui lui-même affirmait avoir emprunté sa moustache à sa femme de chambre). Impeccable prince sans rire, vendredi, Leon Redbone a fait cet élégant petit salut de la main en effleurant le bord de son panama. Le dernier. N’en parlons plus, donc. Mais écoutons. Leon laisse un merveilleux chef-d’œuvre de musique populaire, originale, belle et drôle. Qui peut résister à son Diddy Wa Diddie, son Shine on harvest moon ou son Champagne Charlie ? Chapeau !

Chaque vendredi, la revue de presse indispensable ! Une brève histoire de la gifle AbonnésVoir

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Qu’on l’appelle une claque, une baffe, une tarte, une beigne, une torgnole, une raclée, une mandale, une calotte, une taloche, une mornifle ou un soufflet, ce n’est pas la première fois que la gifle vient s’immiscer dans une campagne électorale française. De l’autre côté du Rhin, la gifle est même un geste éminemment politique depuis que Beate Klarsfeld en a administré une mémorable au chancelier Kiesinger. Mais savez-vous ce que désignait le mot « gifle » à l’origine ? Pour le savoir, écoutez Jonathan Duong, qui a saisi cette navrante occasion pour faire une brève histoire de la gifle.

Guadeloupe, la violence vient de loin. Reportages sur les massacres de mai 1967 à Pointe-à-Pitre. 2 PODCASTS à écouter. Guadeloupe : quand les nègres auront faim ils reprendront le travail ! AbonnésÉcouter

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C’est la phrase qui a déclenché les émeutes en Guadeloupe. Les grévistes demandaient une augmentation de 2,5%. Le pouvoir a fait tirer dans le tas. Bilan : au moins 80 morts. Christiane Taubira a parlé de 100 morts.
C’était en mai 1967 à Pointe-à-Pitre. Un massacre passé sous silence en métropole, mais en Guadeloupe on s’en souvient. On se souvient de cette violence-là et des autres, la colère d’aujourd’hui vient de loin.