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Les bouquins de LÀ-BAS

La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

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La sélection

Histoire

  • Une histoire populaire des États-Unis, de 1492 à nos jours

    Howard Zinn (Agone, 2002)

    Cette histoire des États-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d’histoire parlent habituellement peu. L’auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque (de Christophe Colomb à George Walker Bush) aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam, les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu’aux victimes contemporaines de la politique intérieure et étrangère américaine, viennent ainsi battre en brèche la conception unanimiste de l’histoire officielle.

Politique

  • Le Capital

    Karl Marx (Editions sociales, 2016)

    Un classique qu’on ne présente plus mais qui reste à découvrir pour les oublieux et les retardataires. Cette « critique de l’économie politique » que Marx mettra vingt ans à écrire, est composée de trois tomes. Le premier consacré au « développement de la production capitaliste » a été achevé de son vivant, les deux autres ont été constitués à partir de notes et de brouillons rassemblés par Friedrich Engels. Le Capital – « certainement le plus redoutable missile qui ait été lancé à la tête de la bourgeoisie » disait Marx, est un traité d’économie autant qu’une pensée philosophique appliquée à la sociologie du travail. Il est question des contradictions du capitalisme, de salaire de subsistance, d’injustices sociales, de l’exploitation des classes ouvrières considérées comme un esclavage moderne. Et bien-sûr de luttes de… Lire la suite
  • Manifeste du parti communiste

    Friedrich Engels, Karl Marx (Flammarion, 1998)

    « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! ». Publié pour la première fois en février 1848 à Londres, le Manifeste de Marx et Engels, à l’écriture si rigoureuse et tranchante, n’a rien perdu de sa vigueur critique ni de son intérêt philosophique.
  • Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations

    Raoul Vaneigem (Gallimard-Folio, 1992)

    Relisez, rachetez ce livre, offrez-le sans compter à qui vous voulez, les jeunes surtout : écrit par ce philosophe situationniste belge, il arme la pensée et l’action. Paru en 1967, il a gardé toute sa pertinence et sa force de frappe. « Le négatif est l’alibi d’une résignation à n’être jamais soi, à ne saisir jamais sa propre richesse de vie » assène Raoul Vaneigem qui poursuit sur le même ton énergique et sans concession : « j’ai préféré donner sur les désirs une lucidité qui, éclairant à chaque instant le combat du vivant contre la mort, révoque le plus sûrement la logique du dépérissement de la marchandise ». Allez, debout !

Sociologie

  • L’institution imaginaire de la société

    Cornelius Castoriadis (Le seuil, 1999)

    Publié il y a plus de quarante ans, cet ouvrage a été salué comme une des œuvres majeures de la deuxième moitié du XXe. Au carrefour de la politique, de la philosophie, de la psychanalyse et de la science, l’œuvre de ce philosophe français d’origine grecque est aussi inclassable que puissante. Dans ce livre, il disserte sans concession de « la pensée héritée » sur la politique, la société et l’histoire. On explosant les frontières disciplinaires des sciences humaines, Cornélius Castoriadis aborde des notions comme l’autonomie, l’imaginaire ou l’émancipation qui aujourd’hui continuent d’influencer de nombreux intellectuels de gauche.

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Une sélection :

La Guerre Des Idées, « LE DÉCHAÎNEMENT DU MONDE » : un entretien de Daniel Mermet avec François Cusset François Cusset : l’État brandit la violence pour cacher celle qu’il pratique AbonnésVoir

Le

Génocides, grandes boucheries, hécatombes, le siècle passé fut le plus violent de l’Histoire. Aujourd’hui la violence diminue, c’est ce que nous croyons, c’est ce que nous disent les experts. Pour François Cusset, la violence n’a pas reculé, elle a changé de formes et de logiques. Et la comparaison avec la violence « bien pire jadis » ou la violence « bien pire ailleurs » nous empêche de mesurer celle que le désastre néolibéral nous inflige aujourd’hui.

« LE JOURNALISME DOIT DÉFIER L’AUTORITÉ. » Le journaliste Robert Fisk est mort à 74 ans QUAND ROBERT RENCONTRE BEN LADEN Accès libreÉcouter

Le

Le grand journaliste Robert Fisk est mort. Pas du tout l’air d’un baroudeur, mais plutôt d’un brave irlandais, amateur de rugby, qui sort de son pub. Depuis quarante ans, il était sur tous les coups et toutes les guerres : Liban, Syrie, Irak, Iran, Algérie, Bosnie, Afghanistan, la liste est longue. Toujours à rebrousse-poil et à contre-courant, toujours sur le terrain, le calepin à la main. Contesté, jalousé, respecté, ses papiers – très suivis par le public – agaçaient les professionnels de la profession. Il avait reçu quantité de prix et de récompenses.

Texte à l’appui. Une grande enquête de David Garcia (texte) Sportifs, militaires, travailleurs, fous de Dieu et Joe Biden : tous dopés ? AbonnésLire

Le

Diego Maradona est mort l’année dernière. Le divin footballeur argentin se dopait, comme le président Kennedy avant lui, ou un empereur chinois il y a 5 000 ans. Belligérants du conflit mondial de 1939-1945, militaires français de la première guerre du Golfe, combattants de l’État islamique se gavaient de stimulants. En 2021, étudiants, cadres d’entreprise, intellectuels, journalistes, travailleurs en général, gentilles et méchantes personnes, tout le monde se dope… Loin d’être un phénomène cantonné au monde du sport, le dopage gangrène toutes les sociétés, et depuis toujours. Où il y a compétition entre les hommes, entre les entreprises, entre les États, il y a dopage. Dès lors que le néolibéralisme mondialisé pousse vers toujours plus de « concurrence libre et non faussée », le dopage a de beaux jours devant lui. Entretien documenté avec le docteur Jean-Pierre de Mondenard, le spécialiste du dopage qui n’épargne personne.

Joe Biden est-il devenu président des États-Unis grâce au dopage ? « Ses performances lors des débats ont été INÉGALES comme jamais, pour dire les choses gentiment. Seuls des médicaments ont-ils pu provoquer ces écarts ??? », tweetait Donald Trump le 27 septembre 2020, à l’avant-veille du premier débat télévisé entre les deux candidats. Avant d’exiger « avec fermeté un test antidopage pour Joe Biden l’endormi ». Tout en promettant de passer lui-même au contrôle…