Lire délivre

Les bouquins de LÀ-BAS

La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

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La sélection

Humour et fiction

  • L’héritage des espions

    John le Carré (Le Seuil, 2018)

    Est-ce une œuvre de transmission, une sorte de testament qui livre des secrets sur cinquante ans d’histoire ? Le dernier livre de John Le Carré qu’il vient d’écrire à l’âge 86 ans, fait le lien entre l’ancienne et la nouvelle génération d’espions, entremêle le passé et le présent, la mélancolie du souvenir et la morsure quotidienne de la culpabilité. Les temps ont changé. Le bloc communiste n’existe plus. Les jeunes élevés dans un monde dominé par les avocats et les comptes à rendre, n’ont pas de pitié pour les vieux agents qui ont connu la guerre froide. Pourtant le Cirque les tire de leur retraite, rattrapés qu’ils sont par les fantômes de cette époque. Reviennent hanter Alec Leamas et Liz Gold, espions trouvés mort en 1961 au pied du mur de Berlin.… Lire la suite
  • De A à X

    John Berger (L’Olivier, 2018)

    Qu’importe le lieu où se déroule cette histoire, Mexico, Ramallah, Kaboul ou ailleurs. John Berger, anglais exilé en France mort en 2017, homme de gauche et artiste engagé, a voulu son roman universel, c’est-à-dire le situer partout où les hommes souffrent, résistent à l’oppression. De A à X est la correspondance entre Xavier, incarcéré dans la cellule n° 73 de la prison de Suse où il purge une peine de réclusion à perpétuité pour terrorisme, et Aida son amante qui, elle, est libre. Roman épistolaire, roman d’amour, roman de combat. Mais aussi roman elliptique où chacun peut laisser libre cours à son imagination.
  • La tour abolie

    Gérard Mordillat (Albin Michel, 2017)

    S’il fallait présenter l’histoire de ce livre en quelques mots, il suffirait de reprendre la phrase mise en exergue : « Quand les pauvres n’auront plus rien à manger, ils mangeront les riches ». Tout est dit, ou plutôt tout est annoncé. Les nantis vont avoir chaud aux fesses ! Au sommet des trente-huit étages de la tour Magister située au cœur de la Défense, travaille l’état-major de la multinationale de cette compagnie d’assurance, gouverné par la logique du profit. En bas, dans les sous-sols et les parkings, survivent des misérables, des crève-la-faim, des exclus que la misère a rendu dingues. Deux mondes apparemment étanches. Sauf qu’un jour ceux des très-fonds décident de monter dans les étages. Un roman de la révolte et un portrait de notre société écrit avec l’énergie de l’auteur de Vive la sociale.
  • England away. Aux couleurs de l’Angleterre

    John King (Au Diable Vauvert, 2016)

    « Les Anglais ne tuent pas, à moins d’y être carrément obligé » assure Steve Thomas, anglais et joueur de hockey professionnel. En inscrivant cette phrase en exergue, John King donne le ton de ce roman qui raconte l’aventure d’un jeune hooligan. Celui-ci décide de se rendre à Berlin pour assister à un match Angleterre-Allemagne. Il est avec sa bande, une meute de gros lourds aussi violents que bas de plafond qui justifient leurs conneries – incendie, bagarres, saccages de bar – par un concept philosophique de haut vol : « 100% Chelsea, 100% Anglais ». Cette trame n’est en fait qu’un prétexte pour l’auteur passé maître dans l’art de décrire la culture de son pays, à savoir le foot, les classes populaires, leur langue, les racines du nationalisme et de la violence sociale.
  • Testament à l’anglaise

    Jonathan Coe (traduit de l’anglais par Jean Pavans, 2008)

    Ce roman qui a rendu célèbre son auteur est un mélange d’enquête policière et de satire de l’aristocratie britannique dans les années 80. Folie, intrigue, jeux de massacre, description à l’humour very british, tout y est pour garder le lecteur en haleine. Et si Tabitha, la vieille tante qui perd la tête, disait vrai ? Et si les tragédies familiales jamais élucidées étaient des crimes maquillés ? Et si cette dynastie de Winshaw, membre éminent de l’établissement anglais dans les années 80, était pourrie jusqu’à l’os ? La vérité éclatera… un soir d’orage, bien entendu.

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Une sélection :

Jean Stern publie « Canicule » aux éditions Libertalia Été 2003, canicule : 20 000 morts dans l’indifférence. Une crise sanitaire qui en annonçait une autre AbonnésVoir

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Août 2003 : une vague de chaleur exceptionnelle recouvre l’Europe. L’inaction des pouvoirs publics français et la passivité des médias en plein cœur des vacances coûtera la vie à 19 490 personnes cet été-là en France. La surmortalité est telle que les autorités sont contraintes de réquisitionner un entrepôt réfrigéré de Rungis pour le transformer en chambre mortuaire.

Mais pourquoi ont-ils viré Mermet ? Accès libreLire

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Article publié le 06/07/2014, dans LES INROCKS
La nouvelle directrice de France Inter, Laurence Bloch, a annoncé l’arrêt de l’émission de Daniel Mermet, “Là-bas si j’y suis”. Vingt-cinq ans après sa création, le phare de la radio documentaire s’éteint. Mais la mobilisation commence. “Là-bas si j’y suite.” C’est par ce jeu de mots plein d’espoir que Daniel Mermet avait baptisé jeudi 26 juin (…)

Texte à l’appui. CONNAISSEZ-VOUS LE PCPE ? Un texte de Daniel Mermet Enfin toute la vérité sur le PCPE, le plus grand parti au monde ! AbonnésLire

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Le PCPE est le plus grand parti du monde, et pourtant bien peu le connaissent. À cela, il y a deux raisons. La première, c’est que ceux qui en font partie gardent farouchement le secret. La seconde, c’est que la majorité de ceux qui en font partie ignorent totalement qu’ils en font partie. Les PCPE sont innombrables, mais ils l’ignorent. Vous avez, sans le savoir, un PCPE dans votre entourage, votre employeur, votre conjoint ou votre coiffeur, et eux-mêmes n’en ont pas conscience. De même, il y a peut-être en vous un PCPE qui sommeille à votre insu. Et c’est peut-être, allez savoir, le cas de l’auteur de ces lignes. Il est donc important de révéler toute la vérité sur le PCPE.

Une série d’histoires dans les luttes pour l’émancipation, racontées par Olivier Besancenot Comment on commémore chaque année (sans le savoir) les émeutes de Stonewall du 28 juin 1969 AbonnésVoir

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Saviez-vous que c’est en souvenir du 28 juin 1969 qu’est organisée chaque été la Marche des fiertés ? La nuit du 27 au 28 juin 1969, une descente de police vise un bar fréquenté par des homosexuels, le Stonewall Inn, situé au n°53 de la Christopher Street à New York. L’arrestation particulièrement violente des personnes en infraction – parce que dépourvues de carte d’identité ou portant des vêtements habituellement réservés au genre opposé – provoque une réaction inédite de la population de Greenwich Village, lassée des exactions contre les homosexuels.