Je ne suis pas raciste, mais les Roms (4)

Le , par L’équipe de Là-bas

Dans l’imaginaire collectif, le mot "intégration" rime souvent avec "étranger", "immigré". Il devient la justification des discours discriminants, dont la phrase type pourrait être : "Les immigrés ne sont pas intégrés".

Pour Emile Durkheim, l’intégration est une propriété de la société elle-même. Plus les relations internes à la société sont intenses, plus la société en question est intégrée.

Or, dans la sociologie dominante de l’immigration, l’intégration s’entend dans un sens opposé à celui posé par Durkheim. La notion ne s’applique plus à la société dans son ensemble, mais à l’individu. L’individu est intégré quand il est "englobé" par ses différents groupes d’appartenance.

L’assimilation, maintenant. En philosophie, cette dernière considère qu’une chose est identique à une autre et donc qu’elle ramène le différent au semblable. Un processus de synthétisation à l’image du melting-pot qui fusionne des peuples anciens en un peuple nouveau.

Depuis que les relations de domination existent, les dominés essayent de s’insurger pour les abolir alors que les dominants réussissent toujours à les justifier.

Le combat du mot posé a donc un sens. Il participe des luttes sociales et des émancipations.

Quatrième et dernier volet de ce reportage de Charlotte Perry.

Programmation musicale :

Trec Tsigani, par Nelu Ploiesteanu

- Mamuliga Brânzali, par Napoleon Constantin

- Hajri Ma Te Dike, par Esma Redzepova

A lire !

- De l’utilité politique des Roms. Une peur populaire transformée en racisme d’Etat, d’Etienne Liebig, éd. Michalon (février 2012)

Écouter l'émission

Les Rendez-vous des Repaires

  • "Revenu de base, revenu minimum, revenu inconditionnel, revenu d’existence, salaire à vie..." Ce sera le menu du prochain café repaire organisé conjointement par ATTAC 17 et le Centre d’Animation et de Citoyenneté de Surgères. Nous nous retrouverons mercredi 18 janvier au Café Français de Surgères, à (...)

  • L’accusée « Parti Socialiste » est déjà en état de mort cérébrale, Aude Lancelin parle même d’un PS en voie de putréfaction ; mais nous, citoyens atterrés, ne reculons pas devant l’ignominie ! Nous mettons en procès le « Parti socialiste ». La dictature des marchés ? La libre circulation des marchandises à (...)

    Nice

  • Le prochain café-repaire de Prades se tiendra le 19 janvier à 18h30, comme toujours au bar L’Hostalrich. Au menu de cette soirée : Les Brulls (on ne lâche rien !) La monnaie locale Les primaires au PS Le revenu universel On vous attend nombreux (...)

    Prades
    156 Avenue du Général de Gaulle

  • Chaque jeudi au Havre, nous vous invitons à discuter politique le temps d’une soirée. Le principe est simple : vous apportez vos idées, vos coups de gueule, vos émois et nous en débattons ensemble. Rendez-vous tous les jeudis à 19h00 au bar Le Camp Gourou (...)

    Le Havre

  • Comme tous les 1er et 3e samedis du mois, nous vous invitons au Lieu-Dit pour débattre autour d’un verre, de 17h à 19h. Le principe est simple : vous venez avec vos idées, vos remarques, vos coups de gueule pour discuter de tout et refaire le monde (...)

    Paris
    6 Rue Sorbier

Une sélection

Il y a cent ans, la bataille de la Somme : rencontre avec Joe SACCO [VIDÉO 24’05] 1er JUILLET 1916, BEAU TEMPS SUR LA SOMME Voir

Le

Vingt mille soldats britanniques tués ce jour-là. Dix mille dans la première heure. 58 000 victimes au total. La bataille la plus imbécile et la plus meurtrière de l’Histoire, pire que Verdun. Malgré l’hécatombe, l’état-major s’entête. Plus d’un million de victimes en 108 jours, 442 000 morts, Britanniques, Allemands, Français, pour quelques arpents de terre.

USAGE DE FAUX, Jean-Michel DUMAY [VIDÉO : 03’42] "67% des Français ont une mauvaise opinion de Philippe Martinez", vraiment ? Voir

Le

Pour le JT de France 2, qui relayait le 30 mai un sondage Odoxa pour Le Parisien, « 67% des Français ont une mauvaise opinion » du secrétaire général de la CGT. C’est faux. Les médias qui ont relayé l’information, comme France 2, ont omis de comptabiliser un tiers des 1 018 personnes interrogées censées représenter « les Français », qui ont répondu qu’elles ne le connaissaient pas suffisamment pour exprimer une opinion.