Tati, c’est toujours pas la fête. Un reportage à Stains de Dillah Teibi

Tati, 400 emplois menacés, merci Macron ! Abonnés

Le

À nouveau, les salariés de TATI se sont mis en grève. Dans l’angoisse depuis cinq mois, ils sont en lutte contre la suppression de 1 700 postes au sein du groupe. Les deux repreneurs les plus crédibles promettent de reprendre 1 300 employés au maximum, c’est donc 400 qui seraient au tapis. Pas de quoi émouvoir des médias en pleine macronmania, même si le jeune et dynamique n’y est pas pour rien.

La grève est suivie dans plusieurs TATI en France. Ici à Stains, c’est la Seine-Saint-Denis, le 9-3 qui compte 40 000 suppressions d’emploi depuis l’arrivée des socialistes au pouvoir en 2012, sans parler du traumatisme de la fermeture de PSA à Aulnay-sous-Bois en 2013.

À Clermont-Ferrand, tous les salariés du magasin Tati étaient en grève le 22 mai dernier, ce qui a provoqué la fermeture du magasin

Tati est la propriété du groupe Eram depuis 2004. Pour des raisons stratégiques, Eram a décidé de se séparer de l’enseigne Tati, mais le PDG du groupe Eram, Xavier Biotteau (210ème fortune française) refuse de financer le PSE (Plan de « Sauvegarde » de l’Emploi).

Tati a été déclaré en cessation de paiement le 4 avril. Pour l’avocat des salariés de Tati, le redressement judiciaire a été provoqué par le groupe Eram au nom de la loi Macron de 2015 sur les licenciements collectifs, qui a supprimé l’obligation pour les groupes de financer les PSE de leurs filiales en redressement judiciaire.

Cette loi pousse les groupes à se débarrasser de leurs filiales, à les mettre en redressement judiciaire pour ne pas assurer leurs responsabilités envers les salariés. Mais nous n’avons aucun doute, la nouvelle majorité va mettre un terme à cette régression sociale, et rétablir l’équilibre entre employeurs et employés, sinon on finirait par dire qu’En Marche !… nous fait marcher.

Écoutez le reportage de Dillah Teibi par chapitres :

01. Stains, Seine-Saint-Denis
Déjà abonné ? Identifiez-vous.

Pour accéder à tous nos contenus, vous devez être abonné…

Abonnez-vous !

ABONNEZ-VOUS MAINTENANT, c’est très simple !
SOUTENEZ LA-BAS pour seulement 5 euros par mois

Depuis 1989 à la radio, LA-BAS SI J’Y SUIS se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante face au rouleau compresseur de une partie du site reste accessible à tout le monde : certains nouveaux contenus sont en accès libre, l’accès aux archives des émissions (créé par un auditeur en 2003) reste gratuit, de même que l’espace réservé aux Repaires de Là-bas.

Mais l’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

L’abonnement coûte 5€/mois (60€/an). Mais pour permettre à tous, du rentier au routier, d’avoir accès à notre travail modeste et génial, plusieurs tarifs d’abonnement existent :
- les plus fortunés peuvent souscrire un abonnement de solidarité (80 €, 100 € ou même plus...)
- ce qui permet aux plus modestes de s’abonner pour une somme plus accessible (24 € pour un an ou même moins...)

Je m'abonne

journaliste : Dillah Teibi
réalisation : Sylvain Richard

Pauline BOULET attend vos messages sur le répondeur au 01 85 08 37 37.

Voir aussi

« C’est pas jour de fête chez Tati ! », un reportage de Dillah Teibi et Jonathan Duong du 03 mai 2017

Lire délivre

  • Voir

    LES BOUQUINS DE LA-BAS.
    Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Vos conseils sont bienvenus ! Oui, LIRE DELIVRE...

Dernières publis

Une sélection :

HIROSHIMA : "Nous avons intérêt à gagner, sinon nous serons condamnés pour crime de guerre" Écouter

Le

Obama à Hiroshima, 71 ans après. Premier président américain à se rendre à Hiroshima, mais pas d’excuse politique, ce qui ne déplaît pas aux conservateurs japonais qui eux aussi révisent l’Histoire à leur façon, et préfèrent oublier le passé militariste du Japon, la colonisation barbare des pays alentour ou les 300 000 victimes du massacre de Nankin (1937).

L’explosion de la première bombe atomique allait déclencher la course éperdue à l’arme atomique et à "l’équilibre de la terreur". Barack Obama, qui prêche la réduction des ogives nucléaires, est le président du pays le plus nucléarisé au monde. Retour à Hiroshima dans les reportages de LÀ-BAS.