EXTRAIT LÀ-BAS Hebdo n°44 en accès libre

Faut pas parler pour nous, faut parler avec nous

Le

Fik's Niavo <i>(photo : SERKI)</i>
Nuit debout, nuit débat. On est bien content d’être là. Mais on se trouve trop blanc, trop petit bourgeois rebelle, pas assez mélangé. Les ouvriers, les CGT, les paysans, les immigrés, les sans-papiers ne sont pas sur le selfie. Pas assez. Et les « jeunes des quartiers » non plus (pour ne pas dire NOIR ou ARABE, on dit « jeune des quartiers » ou bien « diversité »).

Et pourquoi ne viennent-ils pas ? Nous voulons leur bien, nous avons beaucoup de choses à leur apprendre. Eh oui, l’incorrigible petite bourgeoisie culturelle ne change pas. En 1968, elle voulait se rapprocher d’un prolétariat imaginaire. Cette fois, c’est la « diversité » qui la « fascine », mais comment la rencontrer, cette « diversité » ?

Par chance, au coin de la place de la République à Paris, Dillah TEIBI rencontre FIK’S NIAVO, rappeur « conscient », rappeur « militant » qui vient des ULIS dans l’Essonne (91). « Faut pas parler pour nous, faut parler avec nous. » FIK’S dit des choses simples.

Un reportage de Dillah TEIBI, extrait de notre LÀ-BAS Hebdo n°44 : UNE SURPRISE DE CONSCIENCE, du 15 avril 2016.

Faut pas parler pour nous, faut parler avec nous

Programmation musicale :
- Fik’s Niavo & Pkaer : Quoi ma gueule
- Fik’s Niavo & Pkaer : Orgueil et préjugés

Marie GALL attend vos messages sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

reportage : Dillah TEIBI
réalisation : Jérôme CHELIUS
coordination : Anaëlle VERZAUX
préparation : Jonathan DUONG

(Vous pouvez podcaster ce reportage en vous rendant dans la rubrique "Mon compte", en haut à droite de cette page.)

Les Rendez-vous des Repaires

  • Jeudi 29 juin, le Café repaire d’Angers accueillera Alessandro Di Giuseppe, le Pap’40 de l’Église de la Très-Sainte Consommation pour une rencontre autour de “l’artivisme”, cette forme de militantisme qu’il affectionne à base d’actions de rue théâtralisées. Avec lui, la résistance à la propagande (...)

    Angers

  • En juillet, les participants choisissent le ou les thèmes dont ils veulent débattre en début de séance. Un coup de cœur ou un coup de gueule à partager ? C’est le moment !

    Metz
    Avenue Robert Schuman

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À même pas six ans, Tchavolo voulait déjà avoir la moustache de Django. Du coup, sa mère lui a montré comment mettre ses doigts sur une guitare et depuis il n’a plus arrêté. S’il y a une musique pour les jours heureux, c’est celle-là, l’irrésistible swing manouche, savant et populaire à la fois, tout ce que nous aimons !