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Dix ans après L’insurrection qui vient et puis A nos amis, le Comité Invisible vient de publier son troisième livre, quelques jours avant le premier tour de l’élection présidentielle. Une date qui ne doit rien au hasard et qui démontre avec force la fin de la politique classique et de son cadre délabré. « Toutes les raisons de faire une révolution sont là. Ils n’en manquent aucune. Le naufrage de la politique, l’arrogance des puissants, le règne du faux, la vulgarité des riches, mes cataclysmes de l’industrie, la misère galopante... toutes les raisons sont réunies mais ce ne sont pas les raisons qui font les révolutions mais ce sont les corps et les corps sont devant les écrans ». Les premières phrases de ce texte sont d’une clarté saisissante. La suite propose d’autre chemins que celui des élections. Il y est question « de prise sur le monde et non de prise de pouvoir, de nouvelles formes de vie et non de nouvelle constitution, de désertion et de silence plutôt que de proclamations et de fracas ».

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HIROSHIMA : "Nous avons intérêt à gagner, sinon nous serons condamnés pour crime de guerre" Écouter

Le

Obama à Hiroshima, 71 ans après. Premier président américain à se rendre à Hiroshima, mais pas d’excuse politique, ce qui ne déplaît pas aux conservateurs japonais qui eux aussi révisent l’Histoire à leur façon, et préfèrent oublier le passé militariste du Japon, la colonisation barbare des pays alentour ou les 300 000 victimes du massacre de Nankin (1937).

L’explosion de la première bombe atomique allait déclencher la course éperdue à l’arme atomique et à "l’équilibre de la terreur". Barack Obama, qui prêche la réduction des ogives nucléaires, est le président du pays le plus nucléarisé au monde. Retour à Hiroshima dans les reportages de LÀ-BAS.