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LES BOUQUINS DE LA-BAS.
Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Vos conseils sont bienvenus ! Oui, LIRE DELIVRE...

La sélection

Nos nouveautés

Humour et fiction

  • Aden Arabie

    Paul Nizan (La Découverte, 2015)

    « J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie » écrivait Paul Nizan dans une rage qui nourrit ce petit livre célèbre. Récit de voyage, essai, pamphlet, il met en scène un jeune homme que tout menace de ruine, l’amour, les idées, la perte de sa famille, l’entrée dans le monde. Jean-Paul Sartre qui en fit sa préface écrivait : « Nizan, c’était un trouble-fête. Il appelait aux armes, à la haine : classe contre classe, avec un ennemi patient et mortel, il n’y a pas d’accompagnement, tuer ou se faire tuer : pas de milieu. Et ne jamais dormir. Il avait répété toute sa vie, avec sa gracieuse insolence, le regard baissé sur ses ongles : ne croyez pas au père Noël ». Promis.

  • Le Talon de fer

    Jack London (Libertalia, 2016)

    S’il est un livre qui appartient au patrimoine mondial de l’anticipation, c’est bien Le Talon de fer. Jack London imagine une révolution socialiste où les révoltes ouvrières, les grèves générales, sont étouffées par une impitoyable répression rationnelle et standardisée, et ce grâce à l’alliance entre les riches et les aristocrates du syndicalisme. En imaginant la société future des Etats-Unis, il la pousse jusqu’à sa forme extrême, le fascisme.
    Ce classique de la révolte est aussi une histoire d’amour et une formidable description de la misère sociale de la classe ouvrière nord-américaine, qu’il appelle à la révolution armée comme le remède à la destruction du peuple voulue par l’oligarchie capitaliste.

  • L’enfant, le bachelier, l’insurgé

    Jules Vallès (Omnibus, 2006)

    Pour avoir soutenu la Commune - « cette révolte qui fut la grande révolution des douleurs » -, Jules Vallès sera condamné à mort par contumace par les Versaillais, en juillet 1872. L’exil à Londres auquel il est contraint transformera le journaliste du Cri du peuple en un véritable écrivain reconnu et prolixe. Dans cette trilogie romanesque quasi autobiographique, Jules Vallès se fait le porte-parole des humbles face aux conventions de son siècle : l’enfant écrasé par une éducation obtuse, l’étudiant miséreux à la vie de bohème, puis l’insurgé des barricades de la Commune de Paris. Telle est la vie de Jacques Vingtras, dont le destin est placé sous le même signe que celui de Jules Vallès : celui de la révolte.

  • La ferme des animaux

    George Orwell (Gallimard Folio, 1984)

    Pendant le sommeil des fermiers, les animaux prennent le pouvoir et constituent une société égalitaire. Les cochons dirigent le nouveau régime. Au début, tout va bien. Le temps passe et l’utopie devient cauchemar. À « Tous les animaux sont égaux » iscrit dans le réglement initial, il a été rajouté « mais il y en a qui le sont plus que d’autres ». Une formule célèbre empruntée par Coluche. Publié en 1945, ce petit livre était en fait une satire féroce du régime soviétique. Même si le totalitarisme a changé de masque, Il faut lire et relire Orwell. L’auteur préféré de Là-bas.

  • Moi, présidente

    Gérard MORDILLAT (Autrement, 2016)

    Sous le titre de ce livre il est écrit : sotie. Une sotie est une farce à caractère satirique jouée par des acteurs en costumes de bouffons, allégorie de la société du temps. On ne peut être plus clair. C’est exactement le jeu auquel se prête Gérard Mordillat en imaginant une nouvelle locataire de l’Elysée qui rétablit l’esclavage pour supprimer le chômage, impose la polygamie pour résoudre la crise du logement et impose aux mesures des ministres du Racisme Efficace et de la Précarité Raisonnable des mesures pour purger la France de toute la racaille ». Une farce, un cauchemar.

Biographie

  • Les Ritals

    Cavanna (Livre de poche, 1980)

    C’est l’histoire d’un gosse né en 1923 à Nogent-sur-Marne d’un père italien et d’une mère nivernaise qui a grandi dans la chaleur envahissante de la communauté italienne. Cet enfant, c’est Cavanna, le fondateur entre autres d’Hara-Kiri, qui en 1978 raconte sa vie de six à seize ans, au milieu de ces natifs au-delà des Alpes venus chercher du travail. Les Ritals est un formidable récit d’enfance, drôle, émouvant, rempli de drames et de tendresse. C’est aussi une belle façon de découvrir ce fragile géant et éternel adolescent, mort en janvier 2014 à l’âge de 90 ans.

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    Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Vos conseils sont bienvenus ! Oui, LIRE DELIVRE...

Une sélection :

HIROSHIMA : "Nous avons intérêt à gagner, sinon nous serons condamnés pour crime de guerre" Écouter

Le

Obama à Hiroshima, 71 ans après. Premier président américain à se rendre à Hiroshima, mais pas d’excuse politique, ce qui ne déplaît pas aux conservateurs japonais qui eux aussi révisent l’Histoire à leur façon, et préfèrent oublier le passé militariste du Japon, la colonisation barbare des pays alentour ou les 300 000 victimes du massacre de Nankin (1937).

L’explosion de la première bombe atomique allait déclencher la course éperdue à l’arme atomique et à "l’équilibre de la terreur". Barack Obama, qui prêche la réduction des ogives nucléaires, est le président du pays le plus nucléarisé au monde. Retour à Hiroshima dans les reportages de LÀ-BAS.